Introduction : Une rentrée, des besoins spécifiques : petit rappel utile
Chaque mois de septembre, c’est un peu la même rengaine : cartables, cahiers, retrouvailles… et souvent, premières alertes sur des difficultés d’apprentissage chez certains enfants. Si pour beaucoup, la machine scolaire redémarre sans heurt après les vacances scolaires, d’autres montrent des signes qui doivent mettre la puce à l’oreille : lenteur, bégaiement ou troubles de l’écriture, langage hésitant… La rentrée scolaire, c’est aussi ça : une période charnière pour la détection des TSLA par les orthophonistes pendant laquelle oriente et agit vite, mais tout en bienveillance.
On vous aide à faire le point sur les troubles spécifiques du langage et des apprentissages (les fameux TSLA) pour mieux comprendre les signaux d’alerte, les parcours de prise en charge, et surtout, votre rôle nécessaire, vous, orthophonistes, dans cette aventure humaine et professionnelle. Pas de tabou, pas de jargon, mais du concret, du franc, et un soupçon d’optimisme !
Quels sont les principaux troubles spécifiques du langage et des apprentissages chez l’enfant ?
C’est quoi, un trouble « dys » au juste ?
Les TSLA, ce sont ces troubles qui viennent brouiller les pistes du développement normal chez l’enfant, sans raison médicale évidente. Ils ne sont pas liés à une carence d’éducation, ni à un manque de volonté. Non, ils font juste partie de la carte génétique ou neurologique de certains cerveaux : câblés autrement, mais pas moins intelligents pour autant. Parmi eux :
-
La dyslexie (difficultés de lecture),
-
La dysphasie (trouble du langage oral),
-
La dyspraxie (trouble de la coordination motrice),
-
La dysgraphie (écriture),
-
La dyscalculie (calcul),
-
Et aussi le bégaiement, parfois isolé, parfois associé à d’autres troubles.
Ces troubles peuvent en effet être isolés ou combinés, et c’est souvent là que ça se complique. On parle alors de TSLA pour désigner l’ensemble des troubles spécifiques du langage et des apprentissages, souvent repérés à l’école, dans une classe où l’enfant se retrouve vite en décalage avec ses camarades.
Est-ce une maladie ? Un handicap ? Une déficience intellectuelle ?
Mettons les pieds dans le plat : non, la dyslexie et les autres TLSA ne sont pas des maladies. Ce n’est pas contagieux, ça ne se soigne pas avec des antibiotiques, et non, ce n’est pas un problème d’intelligence. Les enfants « dys » n’ont pas de déficience intellectuelle : leur QI est souvent dans la norme, voire au-dessus. Leur fonction cognitive est intacte, mais certaines zones du cerveau fonctionnent autrement, disons, en mode créatif !
En revanche, les TSLA sont bien reconnus comme un handicap au sens de la loi (loi de 2005 sur l’égalité des droits). Ce qui veut dire que ces enfants ont droit à des aménagements, un bilan approfondi, et surtout une prise en charge adaptée.
Comment se déroule la prise en charge orthophonique des TSLA ?
Quand, qui, et comment consulter ?
En général, l’alerte vient de l’école : un enseignant qui observe un enfant qui rame plus que les autres. Mais les parents aussi peuvent remarquer des signes précoces : difficulté à retenir la façon de prononcer certains sons, à nommer les choses, à écrire son prénom ou à comprendre des consignes simples.
La première étape, c’est la consultation chez le médecin traitant, souvent le pédiatre. Lui seul peut prescrire un bilan orthophonique. Et c’est là que vous entrez en scène : en tant qu’orthophoniste, vous réalisez ce bilan, souvent très attendu par les familles, qui permet de poser un diagnostic ou d’orienter vers d’autres professionnels de santé si besoin.
Un point important : la prise en charge des TSLA ne se fait jamais en solo. Elle mobilise une équipe pluridisciplinaire (orthophoniste, psychomotricien, ergothérapeute, neuropsychologue…), et ça, c’est crucial pour bien cerner le besoin de l’enfant.
Quelle place pour l’orthophoniste dans ce parcours ?
L’orthophoniste, c’est le référent du langage. Vous êtes celle ou celui qui traduit les signaux faibles en indices clairs, qui pose les mots là où l’enfant n’y arrive pas encore. Votre rôle, c’est de faire le pont entre le médical, le scolaire, et la sphère familiale.
Concrètement, vous intervenez sur des axes précis : conscience phonologique, compréhension orale et écrite, production de phrases, travail sur la fluidité (notamment en cas de bégaiement), aide à la structuration du discours… et vous adaptez le soin aux capacités réelles de l’enfant. Ni plus, ni moins. Votre posture, c’est celle de l’ajustement adapté, pas de la normalisation à tout prix.
Quelles stratégies pour aider les enseignants à accompagner les élèves avec des troubles du langage ?
Mieux comprendre pour mieux adapter
Les enseignants sont souvent démunis face aux troubles « invisibles ». Ce n’est pas qu’ils manquent de bonne volonté, mais on ne leur a pas toujours donné les clés pour comprendre. En tant qu’orthophoniste, vous pouvez jouer un rôle de formateur de terrain : expliquer ce qu’est un TSLA, en quoi cela impacte la vie de classe, et comment on peut adapter sans trop bouleverser le fonctionnement général.
Voici quelques ajustements simples mais efficaces :
-
Allonger les temps de réponse ou de copie,
-
Utiliser des supports visuels,
-
Ne pas faire lire à voix haute sans préparation,
-
Souligner les fautes d’orthographe dans les évaluations sans forcément les sanctionner,
-
Proposer des consignes claires et segmentées.
Tout ça, ce sont des coups de pouce qui changent tout pour l’enfant… sans pour autant bouleverser toute la classe !
Instaurer une vraie collaboration école-famille-soin
Une des grandes forces de la prise en charge des TSLA, c’est la co-construction. Pas question de laisser l’école, la famille, ou le monde du soin bosser chacun de son côté. Le triptyque gagnant, c’est enseignant + parent + professionnel de santé, tous collaborant autour de la table. Et devinez qui peut jouer le rôle de trait d’union ? Bingo : l’orthophoniste.
Organiser une réunion avec l’enseignant, les parents, et parfois même le médecin ou l’ergothérapeute, ça permet de fixer un cap commun, d’éviter les doublons ou les malentendus, et surtout de donner à l’enfant une vraie cohérence dans son parcours.
Un mot d’ordre : clarté, communication, organisation et bienveillance. Parce que le vrai besoin, c’est celui de l’enfant. Et chaque acteur a sa place dans cette belle aventure.
Conclusion : la rentrée, c’est aussi une chance
Oui, la rentrée scolaire, ça peut être intense pour tout le monde. Il y a du monde en demande, les délais de bilan s’allongent, les parents s’inquiètent, les enseignants cherchent des solutions. Mais c’est aussi un moment précieux pour poser les bases d’une prise en charge efficace, humaine et adaptée.
En tant qu’orthophoniste, vous êtes au cœur de cette dynamique. Vous offrez aux enfants un regard neuf, une écoute attentive, et des outils concrets pour mieux vivre leur école. Et ça, c’est précieux.
Alors, on respire un grand coup, on sort ses feutres préférés, et on se prépare à faire de cette rentrée un tremplin : pour les enfants, pour les familles, et pour toute une équipe qui avance ensemble. Et pour vous y aider, le logiciel Orthomax, est là pour vous accompagner au quotidien : création rapide de dossiers patients, rédaction facilitée de bilans, gestion fluide des séances de soin… Pour une prise en charge au top dès la rentrée !
Découvrez Orthomax
L’interface d’Orthomax by Topaze vous permet de gérer simplement l’ensemble de votre activité : partage de vos informations, prises de RDV, planification des séries d’actes et pilotage de votre activité à tout moment !
Alors, vous êtes prêt à innover ?