Nouvelles printanières

Cette photo a été prise le 19 mars, veille du printemps. On pourrait y voir un symbole de l’événement majeur qui a eu lieu deux jours plus tard : la publication au Journal officiel de la nouvelle nomenclature des actes d’orthophonie, qui faisait suite à la signature de l’avenant 16 de la convention entre les orthophonistes libéraux et les caisses de Sécurité sociale. L’essentiel reste gelé pour l’instant : l’AMO patine à 2,50 € pour longtemps, la rééducation du langage écrit stagne en AMO 10,1 et celle du langage oral en AMO 12,1 dans l’immédiat.

Pourtant, la FNO nous annonce un vrai dégel : dans l’Orthophoniste (n° 371, page 34), elle a publié un tableau sur l’activité moyenne d’un orthophoniste, qui augmentera selon elle de 5,6 % grâce à l’évolution de la nomenclature, voire 7 % si nous nous approprions les nouveaux petits forfaits et la majoration de 6 € sur les actes avec des patients de 0 à 3 ans. Il faudrait donc plutôt voir les choses comme ceci :

Nous ne saurons qu’en 2021 quelle vision l’emportera. En janvier 2019, les bilans prendront encore 4 AMO. En juillet 2019, la rééducation du langage oral gagnera un demi-AMO pour les enfants de trois à six ans. Ce sera enfin un changement qui concernera une des deux cotations reines. Il faudra donc terminer 2020 pour connaître l’impact réel de l’avenant 16 sur une année pleine.

Sur le groupe Facebook des Clés de la Réussite, vous trouverez un tableau Excel bien pratique sur l’évolution de nos tarifs. Merci à Mélissa de l’avoir fabriqué et partagé ! Sur le même groupe et sur Orthogestion, vous trouverez aussi de nombreux sujets concrets concernant l’avenant 16 et sa mise en place par les éditeurs de logiciels de gestion. Et si vous cherchez une affiche regroupant les nouveaux tarifs, jetez un coup d’œil ici.

Rappelons aussi que ce nouveau texte a fortement amélioré les aides à l’installation dans les zones très sous-dotées. Par exemple, pour une première installation, les caisses vous proposent 30 000 € en tout, répartis sur cinq ans. Auparavant, c’était 4 500 € étalés sur trois ans. Il fallait y ajouter l’absence de cotisation aux allocations familiales (soit 2,15 à 5,25 % du bénéfice), mais cela n’atteignait pas 30 000 €. Attention, au moment où ces lignes sont écrites, la plupart des nouveaux zonages restent inconnus.

L’aide au maintien en zone très sous-dotée a aussi été modifiée : l’absence de cotisation aux allocations familiales a été remplacée par 1 500 € forfaitaires par an, pendant trois ans. Ceux qui travaillent beaucoup y perdront. Par exemple, pour un bénéfice de 60 000 €, l’aide passe de 3 150 € à 1 500 € par an, soit une perte globale de 4 950 €.


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